Le référendum californien sur l’imposition des grandes fortunes s’oriente vers un rejet net, révélant les limites politiques et économiques d’une mesure fiscale ambitieuse portée par des économistes de renom mais combattue avec des moyens considérables par ceux qu’elle visait directement.
Ce résultat s’inscrit dans une séquence d’échecs répétés : plusieurs tentatives de taxation des grandes fortunes ont déjà avorté en Californie sans même parvenir jusqu’aux urnes. Sur le plan international, le débat reste vif. En France, une proposition similaire inspirée des travaux de Zucman, ciblant quelque 1 800 foyers fiscaux et prévoyant un prélèvement annuel d’au moins 2 % du patrimoine net, a enflammé les discussions à l’Assemblée nationale le mois dernier. Le rejet californien affaiblit à court terme la dynamique politique favorable à ces réformes, sans pour autant clore le débat de fond sur la redistribution du capital à l’échelle mondiale.

