C’est à Aubonne, lors d’un congrès extraordinaire tenu samedi après-midi, que le Parti socialiste vaudois (PSV) a formellement investi ses trois candidats en vue des élections au Conseil d’État vaudois prévues en février et mars prochains. Roger Nordmann, Jessica Jaccoud et Samuel Bendahan constituent le ticket socialiste, validé par quelque 180 membres du parti réunis pour l’occasion.
La trajectoire de Roger Nordmann au sein des institutions helvétiques est la plus longue du trio. Âgé de 53 ans, il a siégé plus de vingt ans au Conseil national avant d’être élu au Conseil d’État vaudois début 2026, lors d’une élection complémentaire destinée à pourvoir le siège laissé vacant par Rebecca Ruiz. Il reprend à ce titre le Département de la santé et de l’action sociale, une fonction qu’il exerce désormais en tant que sortant.
Jessica Jaccoud, 43 ans, et Samuel Bendahan, 46 ans, siègent quant à eux encore à Berne, à la Chambre du peuple. Jaccoud y est entrée en 2023, Bendahan en 2017. Aucun autre candidat socialiste ne s’était manifesté pour briguer un siège au gouvernement cantonal, ce qui a simplifié la désignation du trio et évité tout débat interne sur la composition de la liste.
Le PSV a encadré ces investitures d’un message politique clair. Dans un communiqué diffusé à l’issue du congrès, le parti affirme vouloir « ouvrir une nouvelle page pour le Canton de Vaud et reconquérir la majorité au Conseil d’État », dénonçant ce qu’il qualifie de « maigre bilan de la majorité de droite » lors de la législature écoulée, notamment en matière de services publics.
La présence de la conseillère fédérale jurassienne Elisabeth Baume-Schneider à Aubonne n’était pas anodine : son invitation souligne l’ancrage fédéral de la démarche et la volonté du PSV d’inscrire son offensif cantonal dans une dynamique nationale.
Le même jour, les membres du PSV ont également validé une alliance électorale avec les Vert-e-s pour ce scrutin au Conseil d’État. Du côté écologiste, le sortant Vassilis Venizelos devrait figurer sur le ticket, auquel pourrait s’ajouter la présidente du parti Rebecca Joly, sous réserve que l’assemblée générale extraordinaire des Verts, convoquée le 3 octobre, valide un double ticket. La configuration d’une liste rose-verte commune dessinerait ainsi, face à la droite en place, un bloc de gauche structuré autour de cinq candidats potentiels pour les deux formations réunies.

