Course au Conseil fédéral : Natalie Rickli et André Rüegsegger renoncent, Céline Amaudruz reste seule candidate UDC déclarée

Deux renoncements en une journée pour la succession de Parmelin

La conseillère d’État zurichoise Natalie Rickli (UDC), âgée de 49 ans, a annoncé lundi via son compte Instagram qu’elle ne se porterait pas candidate au Conseil fédéral pour succéder au président de la Confédération Guy Parmelin, dont la démission a été rendue publique début octobre après onze ans de mandat. Le même jour, le conseiller d’État schwytzois André Rüegsegger, également pressenti, confirmait à son tour son retrait de la course. Ces deux renoncements simultanés réduisent considérablement le champ des candidatures au sein de l’Union démocratique du centre (UDC), à quelques jours de l’échéance fixée pour les déclarations officielles.

Rickli invoque la stabilité du gouvernement cantonal zurichois

Dans sa communication sur les réseaux sociaux, Natalie Rickli a mis en avant la situation particulière du canton de Zurich, le plus peuplé de la Confédération. Lors des prochaines élections au Conseil d’État zurichois, seuls trois des sept membres sortants se représentent, ce qui crée une incertitude institutionnelle que Rickli juge incompatible avec un départ vers Berne. Elle a formulé son choix en des termes explicitement liés à la Kantonsouveränität : « Je souhaite assumer mes responsabilités au sein du canton de Zurich », a-t-elle écrit, ajoutant vouloir poursuivre son engagement avec motivation et dévouement en faveur de la population zurichoise. Rickli occupe depuis mai 2019 le poste de directrice de la santé du canton, une fonction qu’elle avait déjà signalé vouloir reconduire lors des prochaines élections cantonales, écartant par la même occasion une candidature au Conseil des États.

Figure parmi les plus connues de l’UDC au niveau national, l’ancienne conseillère nationale dispose d’une expérience étendue tant au Parlement fédéral qu’au sein de l’exécutif cantonal. Sa gestion de la crise sanitaire durant la pandémie de Covid-19 lui a toutefois valu des frictions au sein même de son parti, nuançant une image par ailleurs solidement établie. Son nom avait circulé comme successeur naturel de Parmelin, notamment en raison du poids démographique et économique de Zurich dans la représentation fédérale. Elle a d’ailleurs reconnu dans son message que « une représentation zurichoise au Conseil fédéral est justifiée et importante », sans pour autant franchir le pas.

Rüegsegger également hors course, pour des raisons personnelles

Du côté de Schwyz, la section cantonale de l’UDC a publié lundi un communiqué indiquant qu’André Rüegsegger, sollicité par le parti, avait conclu que la fonction de conseiller fédéral « n’avait jamais fait partie de ses objectifs personnels ». Le conseiller d’État schwytzois a précisé vouloir rester dans son canton afin de poursuivre les projets en cours, un argument de continuité institutionnelle similaire à celui invoqué par Rickli. Ce double retrait en une seule journée illustre les difficultés structurelles que rencontre l’UDC pour mobiliser des candidats de premier plan dans un contexte de renouvellement partiel des exécutifs cantonaux.

Céline Amaudruz, seule candidate déclarée à ce stade

La conseillère nationale genevoise Céline Amaudruz demeure à ce stade la seule candidate officiellement déclarée pour reprendre le siège de Guy Parmelin au Bundesrat. Sa candidature est portée par une attente croissante au sein du parti : de nombreuses voix estiment que le moment est venu pour l’UDC de présenter une première conseillère fédérale. Parmelin lui-même a justifié sa démission par la volonté de « laisser la place à des forces nouvelles en ces temps incertains », une formulation qui ouvre symboliquement la porte à un renouvellement de profil. Les candidats potentiels disposent jusqu’à vendredi midi pour se déclarer officiellement, ce qui laisse une fenêtre étroite pour d’éventuelles candidatures de dernière heure.