Deux ouvriers tués dans l’explosion de l’ancienne centrale hydroélectrique de Ritom (TI)

Une explosion a coûté la vie à deux ouvriers mercredi matin dans l’ancienne centrale hydroélectrique de Ritom, située à proximité de Piotta, dans le canton du Tessin. La police cantonale tessinoise a confirmé le décès des deux travailleurs en début d’après-midi, après l’intervention des services de secours sur les lieux.

L’accident s’est produit au sein d’une installation hydroélectrique historique, dans une région où l’exploitation de la force hydraulique joue depuis longtemps un rôle important dans la production d’électricité. Le Tessin, comme plusieurs autres cantons alpins, dispose en effet d’un parc d’infrastructures énergétiques comprenant des centrales, conduites forcées, galeries et ouvrages construits parfois depuis plusieurs décennies.

Les circonstances exactes de l’explosion restent toutefois à établir. Une enquête a été ouverte afin de déterminer l’origine du sinistre, la nature des travaux qui étaient en cours au moment des faits ainsi que les éventuels facteurs techniques ou humains ayant pu contribuer à l’accident. À ce stade, les autorités n’ont communiqué aucune conclusion définitive et aucune hypothèse n’a été officiellement privilégiée.

Les investigations devront notamment permettre de reconstituer précisément la chronologie de l’événement et d’établir dans quelles conditions les deux ouvriers intervenaient dans l’ancienne centrale. Dans ce type d’environnement industriel, plusieurs éléments peuvent présenter des risques particuliers, notamment les installations électriques, les systèmes sous pression, les espaces confinés ou encore les opérations de maintenance et de rénovation réalisées sur des équipements anciens. Il appartiendra toutefois aux enquêteurs de déterminer si l’un de ces facteurs a effectivement joué un rôle dans le drame de Ritom.

Au-delà de cet accident, l’événement remet en lumière la question de la sécurité lors d’interventions sur des infrastructures hydroélectriques vieillissantes. La Suisse dispose d’un patrimoine hydraulique considérable, dont certaines installations ont été construites au cours du XXe siècle et font régulièrement l’objet de travaux de modernisation, de maintenance ou de démantèlement.

Ces opérations peuvent se révéler particulièrement complexes lorsqu’elles concernent des installations anciennes, dont certaines parties ne répondent plus aux standards techniques actuels ou doivent être adaptées aux nouvelles exigences de production et de sécurité. Les entreprises intervenant sur ces sites sont ainsi soumises à des procédures strictes destinées à protéger les travailleurs contre les risques industriels.

L’enquête ouverte après l’explosion de Ritom devra désormais déterminer si les mesures de sécurité prévues avaient été correctement appliquées et si l’accident résulte d’une défaillance technique, d’un événement imprévisible ou d’un autre facteur. Les conclusions seront essentielles pour comprendre les causes du drame et, le cas échéant, identifier d’éventuelles mesures supplémentaires à mettre en place lors de futurs travaux sur des infrastructures similaires.

Le décès des deux ouvriers constitue en attendant un lourd bilan humain et rappelle les risques auxquels peuvent être exposés les professionnels chargés de l’entretien et de la transformation des installations énergétiques, y compris dans un secteur hydroélectrique souvent perçu comme particulièrement maîtrisé sur le plan technique.