Succession de Parmelin au Bundesrat : Esther Friedli déclare forfait

Friedli renonce à la course au Bundesrat

La conseillère aux États UDC du canton de Saint-Gall, Esther Friedli, a annoncé vendredi qu’elle ne briguerait pas le siège de Guy Parmelin au Bundesrat. C’est par le biais du portail d’information Toggenburg 24 qu’elle a confirmé sa décision, mettant ainsi fin aux spéculations sur sa candidature à la succession du conseiller fédéral UDC.

Friedli entend se concentrer sur son mandat au Conseil des États. Elle vise une réélection l’année prochaine. Court, net, sans ambiguïté.

Une priorité cantonale assumée

Dans ses déclarations à Toggenburg 24, Esther Friedli a indiqué qu’elle serait « heureuse d’être réélue » et de poursuivre son engagement en faveur du canton de Saint-Gall. Elle a par ailleurs reconnu se sentir honorée d’avoir été mentionnée parmi les candidats potentiels à la succession de Parmelin, tout en maintenant fermement sa position.

Ce choix illustre une logique de Kantonssouvränität assumée : Friedli ancre délibérément son action politique au niveau cantonal et sénatorial, écartant pour l’heure toute ambition fédérale exécutive. La représentation saint-galloise au sein de la chambre haute prime, selon elle, sur une éventuelle ascension vers le Bundesrat.

Un siège UDC à repourvoir

Le retrait de Friedli réduit le champ des candidats potentiels au sein de l’Union démocratique du centre, parti qui devra proposer un nom pour succéder à Guy Parmelin. La procédure de nomination interne au parti reste ouverte, et le calendrier pour désigner un ou une candidate officielle n’a pas encore été formellement arrêté.

L’enjeu est considérable. Le Bundesrat compte actuellement deux membres UDC, et le maintien de cet équilibre au sein du collège gouvernemental dépendra de la capacité du parti à présenter un profil crédible et consensuel face à l’Assemblée fédérale.