Israël affirme avoir tué Ali Larijani et le chef du Bassidj lors de frappes en Iran

Israël a annoncé mardi 17 mars avoir tué deux hauts responsables iraniens lors de frappes menées dans la nuit. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, affirme qu’Ali Larijani, présenté comme le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, et le général Gholamréza Soleimani, chef du Bassidj, ont été « éliminés ». À ce stade, l’Iran n’a pas confirmé officiellement leur mort, selon Reuters.

Une annonce israélienne très politique

Dans un message vidéo, Israël Katz a déclaré avoir été informé par le chef d’état-major de la mort des deux dirigeants. Il a aussi affirmé que le Premier ministre Benjamin Netanyahu et lui-même avaient ordonné à l’armée de poursuivre les responsables du régime iranien. Le bureau de M. Netanyahu a ensuite diffusé une communication allant dans le même sens.

Cette prise de parole s’inscrit dans une séquence de guerre ouverte entre Israël, les États-Unis et l’Iran. Reuters rappelle qu’Ali Larijani était l’un des plus hauts responsables iraniens encore en fonction et qu’il aurait été la cible d’une frappe israélienne dans un contexte d’escalade majeure.

Qui sont Ali Larijani et Gholamréza Soleimani

Ali Larijani est une figure centrale du pouvoir iranien. Il a occupé plusieurs fonctions de premier plan, notamment dans les dossiers de sécurité nationale. Depuis les premières frappes de la fin février, il était présenté par plusieurs médias comme l’un des responsables les plus influents encore actifs au sommet de l’État iranien.

Gholamréza Soleimani dirige pour sa part le Bassidj. Cette milice paramilitaire est un organe mobilisé par le régime pour le contrôle intérieur et la répression. Associated Press rappelle que cette structure joue un rôle central dans l’appareil sécuritaire iranien.

Aucune confirmation indépendante à ce stade

L’élément clé de ce dossier reste l’absence de confirmation iranienne publique au moment des annonces israéliennes. Reuters soulignait plus tôt dans la journée que le sort d’Ali Larijani restait incertain après les frappes. Quelques heures plus tard, Israël a assuré qu’il avait bien été tué. Cette évolution impose donc une grande prudence sur la présentation des faits.

Dans le même temps, AP rapporte qu’Israël présente ces frappes comme un nouveau coup porté à la chaîne de commandement iranienne. L’agence note cependant que les informations disponibles restent très limitées côté iranien, notamment en raison des restrictions, des frappes continues et des perturbations de communication.

Une guerre qui s’étend encore

Au-delà de ces annonces, Israël affirme poursuivre ses opérations en Iran contre des centres de commandement, des sites de lancement de missiles et d’autres infrastructures jugées stratégiques. AP fait aussi état de nouvelles frappes et d’attaques croisées dans la région, avec une guerre désormais étendue à plusieurs théâtres.

Cette nouvelle séquence montre surtout une intensification assumée de la stratégie israélienne contre les sommets du pouvoir iranien. Mais tant que Téhéran n’aura pas confirmé la mort d’Ali Larijani et de Gholamréza Soleimani, l’information doit être présentée comme une annonce israélienne, et non comme un fait définitivement établi par des sources indépendantes

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