Sarah Knafo se retire à Paris pour battre la gauche, sans soutenir Rachida Dati

Sarah Knafo ne sera pas au second tour des municipales à Paris. Qualifiée de justesse au premier tour avec 10,4 %, la candidate de Reconquête ! a annoncé mardi 17 mars son retrait. Elle explique vouloir maximiser les chances de battre la gauche dans la capitale. Mais elle insiste sur un point politique central : ce désistement ne vaut pas soutien personnel à Rachida Dati.

Un retrait assumé au nom d’un objectif

Dans son entretien au Parisien, Sarah Knafo dit rester fidèle à la ligne défendue depuis le début de sa campagne. Elle affirme se retirer pour éviter une dispersion des voix à droite face à Emmanuel Grégoire, arrivé largement en tête du premier tour. Elle précise aussi qu’elle ne se désiste « pas pour la personne de Rachida Dati », mais « pour Paris ».

Cette formule permet à la candidate d’afficher une cohérence politique. Elle appelle ses électeurs à « chasser la gauche de la mairie de Paris », tout en gardant ses distances avec la maire du 7e arrondissement. Son message est donc double : empêcher une victoire de la gauche, sans effacer les divergences avec la candidate LR.

L’union des droites n’a pas eu lieu

Dès l’annonce de sa qualification, Sarah Knafo avait proposé une alliance à Rachida Dati. Cette dernière a refusé. Elle a choisi une autre voie en s’alliant avec Pierre-Yves Bournazel, le candidat Horizons-Renaissance, qui a fusionné sa liste avec la sienne avant le second tour du dimanche 22 mars.

Sarah Knafo affirme avoir tenté jusqu’au bout cette union des droites. Elle présente donc son retrait comme une décision lourde, mais cohérente avec son objectif affiché depuis le départ. En revanche, ce choix ne modifie pas le refus clair de Rachida Dati de nouer un accord politique avec Reconquête !

Une campagne qui a installé Reconquête dans la capitale

Même sans second tour, Sarah Knafo peut mettre en avant un résultat politique. Avec 10,4 % des voix, elle a franchi le seuil nécessaire pour se maintenir. Ce score lui a permis de s’imposer dans le débat de l’entre-deux-tours et de faire exister Reconquête ! dans une ville où le parti cherchait encore un ancrage local.

Sa campagne, construite autour de la promesse d’une alternance après 25 ans de gestion de gauche à Paris, lui a aussi donné une visibilité nouvelle. Elle a notamment défendu le thème de la « Ville heureuse » et répété que son combat politique ne faisait que commencer. Cette séquence renforce l’idée qu’elle veut désormais s’inscrire dans la durée.

À gauche, aucune fusion avec Sophia Chikirou

Le retrait de Sarah Knafo intervient dans un paysage toujours fragmenté. À gauche, Emmanuel Grégoire a refusé toute alliance avec Sophia Chikirou, candidate de La France insoumise. Les deux listes restent donc séparées pour le second tour. Cette absence d’accord maintient une division qui peut peser dans le rapport de force final.

Le premier tour a placé Emmanuel Grégoire nettement devant avec 37,98 %, devant Rachida Dati à 25,46 %. Pierre-Yves Bournazel a obtenu 11,34 %, Sophia Chikirou 11,72 %, et Sarah Knafo 10,4 %. Le second tour s’annonce donc comme un test majeur pour la droite parisienne, désormais rassemblée en partie, mais toujours marquée par de fortes tensions internes.

En se retirant, Sarah Knafo cherche à peser sans se fondre dans le camp de Rachida Dati. Ce choix clarifie sa stratégie : faire barrage à la gauche, préserver son identité politique et transformer son score du premier tour en point d’appui pour la suite

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